🌸Joyeuses Pâques - Offrez-vous une promenade inspirée de Goethe🌸
- apawnamur
- il y a 23 heures
- 3 min de lecture

À l’occasion de Pâques, pourquoi ne pas s’inspirer de Johann Wolfgang von Goethe et profiter d’une promenade printanière ? Symbole de renouveau, cette période est idéale pour se reconnecter à la nature et savourer les premiers beaux jours.
Entre fleurs en éclosion, air doux et lumière nouvelle, la promenade de Pâques devient un moment simple mais précieux. Elle invite à ralentir, respirer et célébrer le retour de la vie.
Joyeuses Pâques, placées sous le signe du bien-être, de la nature et de l’inspiration 🌸
🌸 Osterspaziergang
Johann Wolfgang von Goethe
Vom Eise befreit sind Strom und Bäche
Durch des Frühlings holden, belebenden Blick;
Im Tale grünet Hoffnungsglück;
Der alte Winter, in seiner Schwäche,
Zog sich in rauhe Berge zurück.
Von dort her sendet er, fliehend, nur
Ohnmächtige Schauer körnigen Eises
In Streifen über die grünende Flur.
Aber die Sonne duldet kein Weißes,
Überall regt sich Bildung und Streben,
Alles will sie mit Farben beleben;
Doch an Blumen fehlts im Revier,
Sie nimmt geputzte Menschen dafür.
Kehre dich um, von diesen Höhen
Nach der Stadt zurück zu sehen!
Aus dem hohlen finstern Tor
Dringt ein buntes Gewimmel hervor.
Jeder sonnt sich heute so gern.
Sie feiern die Auferstehung des Herrn,
Denn sie sind selber auferstanden,
Aus niedriger Häuser dumpfen Gemächern,
Aus Handwerks- und Gewerbes-Banden,
Aus dem Druck von Giebeln und Dächern,
Aus der Straßen quetschender Enge,
Aus der Kirchen ehrwürdiger Nacht
Sind sie alle ans Licht gebracht.
Sieh nur, sieh! wie behend sich die Menge
Durch die Gärten und Felder zerschlägt,
Wie der Fluß in Breit' und Länge
So manchen lustigen Nachen bewegt,
Und, bis zum Sinken überladen,
Entfernt sich dieser letzte Kahn.
Selbst von des Berges fernen Pfaden
Blinken uns farbige Kleider an.
Ich höre schon des Dorfs Getümmel
Hier ist des Volkes wahrer Himmel,
Zufrieden jauchzet groß und klein:
Hier bin ich Mensch, hier darf ich's sein!
(Johann Wolfgang von Goethe, Faust I)
🌸 Promenade de Pâques
Traduction de la tragédie Faust de Johann Wolfgang Goethe
par Gérard (Gérard de Nerval).
Dondey-Dupré et fils, imp.-lib., 1828 (p. np-312).
Les [sic] torrens et les ruisseaux s’affranchissent de leur glace, au regard doux et vivifiant du [sic] printems ; une heureuse espérance verdit dans la vallée ; le vieil hiver, qui s'affaiblit de jour en jour, se retire peu à peu vers les montagnes escarpées. C’est en vain qu’en sa fuite, il lance sur le gazon des prairies quelques regards glacés mais [sic] impuissans ; le soleil ne souffre plus rien de blanc en sa présence ; partout règnent À l’illusion, la vie ; tout s’anime sous ses rayons de couleurs nouvelles. Cependant prendrait-il en passant pour des fleurs cette multitude de gens endimanchés dont la campagne est couverte ? Détournons-nous donc de ces collines pour retourner à la ville. Par cette porte obscure et profonde se presse une foule toute bariolée : chacun [sic] anjourd’hui se montre avec plaisir au soleil : c’est bien la résurrection du Seigneur qu’ils fêtent, car eux-mêmes sont ressuscités. Échappés aux sombres [sic] appartemens de leurs maisons basses, aux liens de leurs occupations journalières, aux toits et aux plafonds qui les pressent, à la malpropreté de leurs étroites rues, à la nuit mystérieuse de leurs églises, les voilà rendus tous à la lumière. Regardez donc, regardez comme la foule se précipite dans les jardins et dans les champs ! que de barques joyeuses sillonnent le fleuve en long et en large !... et cette dernière qui s’écarte des autres chargée jusqu’aux bords. Les sentiers les plus lointains de la montagne brillent aussi de l’éclat des habits. J’entends déjà le bruit du village ; c’est vraiment là le paradis du peuple ; grands et petits sautent gaîment : ici je me sens homme, ici j’ose l’être.



Commentaires